Correspondances
Baudelaire
La Nature est un Temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs, et les sons se répondent
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports, de l'esprit et des sens.
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Diane
Vendredi 21 décembre 2007
Par Diane
3
Lundi 3 décembre 2007
Par Diane
2
" C'est le devoir de mémoire qui nous parle du passé"
Marc Augé
Quelles sont les limites du devoir de mémoire?
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Diane
Jeudi 15 novembre 2007
Par Diane
3
" Qui porte des chaussures ignore la souffrance de qui marche pieds nus"
Proverbe chinois
Nous pensions tout d’abord nous plaindre pour mauvais traitement mais nous avions tort. Cela tient plus de l’esclavage. Pur et simple. Situation d’autant plus cruelle et
dégradante que nous n’avons pas notre avis a donner, car elle ne nous le demande jamais. Sous prétexte que nous ne sommes pas fragiles, nous faisons toujours le sale travail. Et elle
croit pouvoir continuer comme ça ? Elle voudrait que l'on soit toujours à ses pieds...mais elle peut se brosser croyez nous.
Dès que nous avons senti le sol de l’aéroport, nous avons cru qu'elle nous faisait marcher ... Puis nous avons compris qu’elle allait encore en vadrouille et
que nous allions souffrir, qu’elle allait encore courir dans tous les sens et nous user jusqu'à la fibre. La douce moquette de l’avion mercredi soir
n’a été qu’un maigre réconfort avant ce qui nous attendait, et nous étions nouées en imaginant la suite.
Dès son arrivée a Saigon, elle a commencé a nous faire
tâter les trottoirs du quartier routard, et ce ne sont pas les plus propres croyez-nous, mais ce n’était que le début. Le lendemain, elle a visité la
ville. Rendez vous compte, courir d’un endroit à l’autre pour voir en une journée la cathédrale, le palais de la réunification, un musée, le théâtre, la grande poste, la mairie… Nous n’avons pas eu le temps de respirer, qu’elle arrête de nous prendre pour des Geox ! Nous avons failli nous retrouver sous la roue d’une des milliers de
motos, nous avons été trempées jusqu'à la semelle sous l’averse de début de mousson (vous n’allez pas nous dire qu’elle n’aurait pas pu se mettre a l’abri au lieu d’acheter ce poncho en
plastique ridicule), nous avons été blessées, craquelées, élimées, râpées jusqu’au bout, par les trottoirs mal formés ! Maintenant, il faut qu’elle
vienne nous graisser la patte comme on dit, et elle l’aura cherche! Et vous croyez qu’elle aurait partage son bon café vietnamien pour nous redonner des couleurs ? Jamais ! Elle n’en
avait rien à cirer de notre état ! Pour finir, nous avons été abandonnées négligemment a l’entrée d’un temple car mademoiselle nous a jugées
indignes d’y entrer . Et elle a commencé à sérieusement nous lasser…
Franchement, elle nous pompe… Nous ne sommes pas rancunières, mais la prochaine fois, on lui donnera une belle ampoule, ça lui fera les pieds.
Nous refusons le « marche ou
crève », et nous déclarons en grève
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Les chaussures de Diane
Mardi 13 novembre 2007
Par Diane
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